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Carte de Rennes
Carte de Rennes
 


Acheter en viager : quels avantages ?

30/11/2015

Pour un acheteur, qu’est-ce que le viager signifie ? Cela consiste à verser une somme au comptant puis une rente généralement mensuelle à une personne âgée jusqu’à son décès, jour où l’on obtient la jouissance de son logement. Il existe deux types d’achat en viager : le viager libre (la personne âgée cesse d’occuper son logement et vous pouvez donc y habiter ou le donner à bail) et le viager occupé (le propriétaire continue d’occuper son logement). Pour des raisons évidentes, le viager occupé (qui vous oblige à supporter les frais de la rente et de votre crédit, en plus de votre propre loyer) est moins cher qu’un viager libre.

 

Il est évident que l’attractivité de cette forme d’acquisition immobilière repose sur une inconnue, à savoir l’espérance de vie du vendeur. Aussi il est conseillé de bien veiller aux clauses du contrat de vente viagère : allez-vous verser un « bouquet » (somme versée au comptant au moment de la signature de l’acte) en plus de la rente, à qui incomberont les réparations éventuelles, courantes ou plus importantes, le montant de la rente sera-t-il révisable, qui va s’acquitter des taxes locales, etc…

 

Si les contraintes imposées par ce type d’achat semblent d’emblée très importantes, surtout pour celui qui compte occuper ce logement, l’acheteur peut néanmoins voir dans le viager un placement financier non dénué d’intérêt : tout d’abord, vous vous portez acquéreur d’un bien sans en verser immédiatement le prix, le paiement étant étalé dans le temps via la rente. Dans le cas du versement d’un bouquet, celui-ci ne représente généralement que 20% à 30% de la valeur du bien. On comprend aisément l’importance de l’évaluation du bien dans ce type d’achat ! S’il s’agit d’un viager occupé, votre vendeur continue d’entretenir le bien qu’il occupe, sans que vous n’ayez à supporter des frais de gestion locative ni de fiscalité spécifique, si l’on compare l’achat en viager à l’investissement locatif.

 

Le conseil du notaire

 

Pourquoi voit-on de plus en plus d’annonces de biens vendus en viager ?

Me Torché : il existe de moins en moins de frein psychologique face à la vente en viager. Et pour celles ou ceux qui, à un certain moment, subissent  une pression financière, qu’il s’agisse de travaux importants ou de charges de copropriété, par exemple, le viager occupé est une solution valable. Quant à l’acquéreur assujetti à l’ISF, il faut savoir que le bien acquis en viager ne sera pas pris en compte dans le calcul de l’assiette de cet impôt tant qu’il n’aura pas la jouissance du bien.

 

Quelles sont vos réserves éventuelles sur l’achat en viager ?

Me Torché : mes réserves concernent surtout la relation entre le crédirentier et le débirentier, relation qui peut être compliquée. Avec le viager, en effet, l’acquisition du bien par l’un est de toute façon liée au décès de l’autre, ce qui est particulier sur un plan humain. Par ailleurs, l’acheteur doit bien prendre en compte le fait qu’il perdra son investissement s’il cesse de verser la rente mensuelle…

 

Un conseil ?

Me Torché : au sein de notre Etude, nous suggérons plutôt de procéder à l’achat d’un bien en viager par le biais d’une société civile, ce qui ôte la part humainement sensible de ce contrat. Il existe des moyens juridiques de permettre à chacune des parties de préserver cette distance dans l’acquisition d’un ou plusieurs biens en viager. Autre avantage : investir à plusieurs permet de limiter les risques pour chacun.

 

 

Si vous avez des questions sur la vente en viager, n’hésitez pas à contacter notre Etude à l’aide du formulaire de contact !